Lutherie

Bien que la lutherie ne soit pas une science exacte, c'est néanmoins un exercice qui demande beaucoup de rigueur et de patience avant d’en percevoir et d’en appréhender les principes de fonctionnement.


Il faut bien sûr avoir un bon sens des phénomènes acoustiques et une certaine culture musicale, mais répondre à une demande précise nécessite des années de pratique et d'expériences accumulées...


  • Quel modèle conviendra(it) le mieux à sa façon de jouer ?
  • Une petite caisse sera(it)-t-elle mieux adaptée qu'une grande ?
  • Quelle combinaison de bois permettra(it) d’obtenir le timbre qu’il souhaite ?
  • Quelle incidence aura le positionnement du chevalet si je réalise une jonction en case 13 ?
  • Quelles finitions (fileterie, rosace, marqueterie) fera de cet instrument, son instrument.

L’ensemble de ces questions et bien d’autres encore, constitue la complexité et la richesse de mon métier.


J’utilise mon savoir-faire pour répondre au mieux à ces questions et apporte le plus grand soin à chaque étape de la fabrication de l’instrument.


Toujours à l’écoute, je sais que chaque musicien a une attente qui lui est propre et fort de mon expérience, je suis en mesure de répondre à un projet parfaitement en adéquation avec celui-ci.


Parfaitement juste et réglé de manière optimale pour le plus grand confort du musicien, chaque instrument que je fabrique est le plus « chantant » possible, équilibré sur tout le registre, avec des basses réactives et présentes, des médiums définis et homogènes, des aiguës pleins et chantants avec une réponse claire et rapide.


Si le timbre intrinsèque aux bois de caisse doit correspondre au cahier des charges, ma volonté première est la façon avec laquelle la guitare réagira au touché du musicien, sa jouabilité, son expressivité...je considère en définitive que celle-ci doit être le prolongement d'une pensée musicale quelle que soit la technique employée par le guitariste.


Aujourd'hui mes acquis me permettent de toujours rester à l'écoute, ouvert à de nouveaux horizons, de nouveaux projets d'instruments, de nouvelles techniques de lutherie pour améliorer et parfaire cette recherche de sonorité.


Précautions particulières

Les bois utilisés sont rigoureusement secs mais il faut néanmoins faire très attention aux variations hygrométriques particulièrement en période hivernale et dans des maisons ou appartements très isolés et chauffés.


Mes guitares sont construites à un taux d'humidité entre 40 et 50%.


Les guitares en bois massif sont sensibles aux variations de température et d’hygrométrie, le principale danger est un air trop sec, en dessous de 40 %, les bois commencent à se déformer et peuvent se fendre, le réglage de la guitare sera à reprendre, le manche ainsi que la table peut se déformer de façon dangereuse.

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Pour éviter cela, il est assez simple de trouver un hygromètre qui vous donnera le taux d'humidité ainsi que la température et dans l'idéal un humidificateur qui stabilisera le taux dans la pièce ou vous stockez votre instrument.


Sinon un humidificateur de rosace ou une éponge humide dans l'étui peut aussi convenir provisoirement si la période de froid sec n'est pas trop longue.


Attention aux voyages en avion, à la chaleur en voiture et aux sources de chaleur trop proches de votre guitare.


Le vernis cellulosique que j'applique peut réagir en contact avec certains caoutchoucs de certains présentoirs ou stands. Vérifiez avant, que celui-ci ne marque pas ou ajoutez un tissu de coton.



Il ne nécessite aucun entretien particulier si ce n'est un coup de chiffon doux de temps en temps.